Les cosmétiques et vos yeux : attention aux réactions !

Gel-douche, shampooing, crèmes hydratantes, il n’y a pas que le mascara : nos yeux sont quotidiennement en contact avec des cosmétiques dont tous les ingrédients ne sont pas forcément inoffensifs.
D’origine souvent synthétique, ils se révèlent souvent allergènes, de même – mais c’est plus rare – que certains produits naturels. C’est pourquoi, à l’apparition de démangeaisons, d’irritation ou de rougeurs après la douche, il faut se poser la question des ingrédients de vos produits de toilette.
Si les troubles persistent et que vous n’en avez pas identifié la cause, il faut évidemment consulter votre ophtalmologiste. Mais il faudra alors lui donner la composition des produits que vous soupçonnez.
La composition des produits doit figurer sur le flacon. Cependant, la réglementation n’impose pas une liste en français, et celle-ci est le plus souvent en italien et/ou anglais. Votre praticien saura les identifier…
Malgré une sélection en principe rigoureuse et contrôlée, il arrive que des substances comme les colorants ou des additifs soient allergènes. Même quand certains, comme les fameux parabens, sont démasqués et déconseillés, il n’est pas rare que leurs remplaçants soient aussi mis en cause.

La meilleure précaution est la plus simple : rebouchez bien les flacons, observez les dates de péremption, et, surtout, rincez abondamment vos yeux fermés sous la douche, et lavez-vous soigneusement les mains et séchez-les bien à chaque utilisation.

Les dangers d’une éclipse si l’on n’a pas la bonne protection

Quoi de plus magique qu’une éclipse ? Mais attention ! Si l’éclipse de Lune, telle que celle du 28 septembre 2015 ne présente aucun danger, il en est tout autrement pour une éclipse solaire.

Rien qu’en France, on a recensé 1024 complications lors de la fameuse éclipse totale du 11 août 1999. Se protéger les yeux à cette occasion est donc rigoureusement indispensable. Rien n’est plus simple à condition de prendre les mesures appropriées.

En général, une éclipse dure entre 2 et 3 minutes, selon le lieu d’où on l’observe. C’est plus que suffisant pour provoquer des liaisons irréversibles. La première précaution est de s’équiper d’écrans filtrants ISO 12312-2. C’est le seul moyen d’observer une éclipse sans risque de rétinopathie. Cette grave pathologie est provoquée par une exposition directe aux radiations solaires, qui endommagent les cônes et les bâtonnets de la rétine.
Parmi ses symptômes, on constate une baisse de la perception des couleurs, des points noirs dans la vision centrale, une distorsion des images. On pourra également souffrir de rougeurs, larmoiement, et la vision de lumière vive peut devenir douloureuse. Une rétinopathie peut être irréversible, allant parfois jusqu’à la cécité.

Alors pas de panique : utilisez une protection IS0 12312-2 – et surtout pas une vieille radiographie qui ne protège en rien des UV ! -, détournez le regard plusieurs fois pendant l’observation et contemplez ce miracle de la nature sans danger en respectant ces mesures simples et efficaces :
Regarder l’éclipse à l’œil nu est une idée à bannir. Lors d’une éclipse, la sensation d’éblouissement disparaît, car l’œil ne voit jamais le soleil en entier. Mais il suffit de quelques secondes seulement d’observation pour brûler votre rétine. Dans cette zone, les cellules brulées ne se régénèrent pas.
Ne vous protégez pas avec des lunettes de soleil, elles ne vous serviront strictement à rien.
Les anciennes lunettes de l’éclipse de 1999 sont périmées. Les lunettes dont le filtre est rayé ou abimé sont également à jeter, car elles ont perdu leur effet protecteur.

La prochaine éclipse partielle visible en France aura lieu le 11 août 2018.
A vos lunettes !

La migraine ophtalmique n’est pas un problème de vision

La migraine ophtalmique est ce qu’on appelle une migraine avec aura. Le mal de tête est précédé par l’apparition dans le champ visuel de points lumineux appelés scotomes scintillants. Apparaissant généralement en périphérie, ils bougent en tous sens et rendent la vision floue. En phase aigüe, cela peut aller jusqu’à empêcher de lire ou de conduire. Elle dure en général une vingtaine de minute et, dans la plupart des cas – mais pas toujours – est suivie de fortes céphalées.
Elle frappe essentiellement les femmes, mais peut également toucher les hommes. Fort mal vécus, ces symptômes, souvent handicapants, disparaissent rapidement et ne traduisent rien d’inquiétant.

La cause est-elle visuelle ?

Non ! L’origine est cérébrale, et trouve souvent ses causes dans les mêmes facteurs que toute migraine :
– certains aliments tels que le chocolat, le champagne, ou un repas trop riche ou, au contraire, un repas sauté
– le stress, une émotion
– les règles chez la femme

Comment y remédier ?

Même dans le cas, rare, d’une migraine ophtalmique sans céphalée, il faut consulter. Votre ophtalmologue saura diagnostiquer le phénomène et vous prescrire le traitement adapté.

Indispensable pour vos yeux : la vitamine A !

Parmi l’ensemble des micronutriments apportés par notre alimentation quotidienne, la vitamine A occupe une place toute particulière pour notre vision.

Agissant également sur la peau, le système immunitaire et la croissance osseuse, elle est capitale pour le bon fonctionnement de la rétine. Grâce à ses différentes formes (rétinol/rétinal all-trans/9-cis/11-cis), elle intervient pour former une photopile dans les cellules photoréceptrices de l’œil : les bâtonnets et les cônes. Elle participe également à la vision nocturne grâce à la synthèse de la rhodopsine, le pigment pourpre responsable de celle-ci.

Une forte carence en vitamine A est heureusement rare de nos jours. Toutefois, un manque de vitamine A peut très rapidement se traduire par une baisse de l’acuité visuelle allant jusqu’à une cécité nocturne. Une carence grave pourra aller jusqu’à provoquer des lésions de la conjonctive – taches de Bitôt, puis xérophtalmie – ou de la cornée – leucomes, perforations -.

Nos besoins quotidiens s’élèvent en moyenne à 0,7 mg par jour pour une femme et 1 mg pour un homme. Ils sont facilement couverts par une alimentation saine et équilibrée. Les carences lourdes sont donc assez rares dans les pays développés.

Cette précieuse vitamine se trouve surtout dans le jaune d’œuf, les poissons dits gras – saumon, maquereau… – ou le foie, et pas seulement l’huile de foie de morue de nos grand-mères. On la retrouve aussi, notamment, dans les carottes, les courges et de nombreux fruits.

Alors, bon appétit ! Vos yeux vous remercieront…

Cet hiver au ski, protégez vos yeux

Les rayons solaires sont particulièrement intenses en montagne. Ça, nous le savons tous.
Mais êtes-vous réellement conscients des dégâts que le soleil montagnard peut vous occasionner, même à moyenne altitude ? Chaque skieur ou surfeur pense à porter un masque ou des lunettes solaires, mais cela suffit-il ?

Voyons d’abord les risques encourus :
– plus l’on monte en altitude, plus les rayons peuvent être nocifs, du fait de la raréfaction de l’air.
– l’effet de réverbération de la neige est infiniment supérieur à celui de la mer – plus de 80% des ultra-violets sont réfléchis par la neige, contre 25% pour la surface maritime -.
– même par temps couvert, les UV ne perdent que peu d’intensité, et restent très nocifs sans protection.

Des yeux mal protégés peuvent alors souffrir d’ophtalmie des neiges. Très douloureuse, un peu à la manière d’un coup de soleil, elle s’attaque à la cornée, jusqu’à provoquer des kératites. De plus, les effets d’une exposition excessive aux UV sont cumulatifs. Ils peuvent ainsi favoriser le développement d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ou de cataractes.

Comment se protéger ?

D’abord couvrir totalement les yeux ; un masque de ski de qualité fera l’affaire, de même que des lunettes couvrantes.
Ensuite, choisir des articles de qualité, conformes à la norme « E-SPF 50 », ou au moins « UV 400 ». Pour votre confort visuel autant que pour votre protection, optez pour des verres suffisamment sombres ; Attention toutefois : si vous choisissez des verres de classe 4, ne conduisez pas avec !

Enfin, n’oubliez pas de garder vos lunettes dans la station et lors de vos balades : les UV ne disparaissent pas parce qu’on a déchaussé les skis…

L’impact des écrans sur vos yeux

Tout le monde aujourd’hui passe de nombreuses heures, chaque semaine, devant un écran : ordinateur, tablette, téléviseur, smartphone… Quelques précautions simples, mais bien respectées, suffisent pour en faire disparaître les effets nocifs.

La fatigue visuelle

Premier et principal effet de l’exposition aux écrans, la fatigue visuelle est essentiellement due à l’accommodation. Comme un objectif photographique, nos yeux s’accommodent en permanence grâce à des muscles spécifiques. Devant un écran, ces muscles sont fortement sollicités : le regard balaie sans cesse, va du texte à l’image, parcourt des plans différemment éclairés. A la longue, ils se fatiguent, ce dont près de la moitié des utilisateurs d’écrans se plaignent, sans toujours en comprendre la cause.
Devant un écran, la fréquence du clignement est ralentie. Les yeux sont donc moins balayés par les larmes. Il en résulte alors un syndrome de l’œil sec, souvent aggravé par l’environnement : climatisation des bureaux, sécheresse ambiante…
Quelques heures suffisent pour que la fatigue visuelle se manifeste, et elle s’accumule. Il est donc important de se ménager, à la maison ou à l’extérieur, de longues pauses sans écran. Bien que la fatigue visuelle soit surtout provoquée devant les ordinateurs, attention à l’addiction au smartphone !

Les bons conseils :

  • S’asseoir plus haut que l’ordinateur : la ligne des yeux doit être à la hauteur du bord supérieur de l’écran
  • Respecter une distance de 50 à 70 cm, soit la longueur de votre bras
  • Eviter tous les reflets : fenêtre, sources lumineuses électriques
  • Régler le contraste en fonction de la lumière ambiante
  • Préférer un fond clair, et limiter les couleurs des textes
  • Quitter l’écran des yeux plusieurs fois par heure
  • Faire des pauses, courtes mais fréquentes, de préférence chaque heure.

Pourquoi avons-nous les yeux secs

La sécheresse oculaire

Vos yeux sont rouges, ils vous irritent, vous démangent ? Votre vision se trouble par moments, vous larmoyez sans raison ? Ne cherchez pas : vous souffrez, comme 300 millions de personnes dans le monde, de kératoconjonctivite sèche, autrement dit du syndrome des yeux secs.

Ça vous semble paradoxal : c’est parce que mes yeux sont secs qu’ils produisent des larmes ? Eh bien oui, et c’est logique : parlons un peu du rôle des larmes.

Chaque clignement de vos paupières est comme un balayage de lave-glaces sur votre pare-brise. Il dépose sur toute votre surface cornéenne une pellicule de larmes qui l’hydratent, la protègent de l’infection et assurent la clarté de votre vision.

Quand vos yeux sont secs, ils sont irrités, et la production de larmes est un simple réflexe pour y remédier.

La cornée est une surface extrêmement sensible. Si vous l’avez un jour écorchée, vous savez à quel point elle peut être douloureuse. Son rôle est capital, puisque les deux tiers de la qualité de votre vision dépendent d’elle. Toute modification cornéenne trouble immédiatement la vue. Elle doit donc être protégée en permanence et c’est là le rôle des larmes.

Deux causes principales sont possibles, l’insuffisance de production lacrymale, et l’évaporation trop rapide. Dans ces deux cas, c’est la protection de votre cornée qui est en jeu.

Ne prenez surtout pas ce trouble à la légère : dès que vous ressentez ces symptômes, consultez votre ophtalmologiste. Dans la plupart des cas, un traitement simple et léger y mettra fin.