Une maladie cornéenne : le kératocône

La cornée se déforme progressivement, elle devient de plus en plus fine et plus cambrée : tels sont les signes de l’apparition d’un kératocône.

Apparaissant le plus souvent chez l’adulte jeune, cette maladie se traduit par l’apparition ou l’aggravation rapide d’un astigmatisme et d’une myopie associés entre eux. La déformation et l’amincissement cornéens se détectent aisément chez l’ophtalmologiste par une analyse de la topographie cornéenne.

La correction par des lunettes peut rapidement devenir insuffisante à mesure que la maladie progresse. A ce stade, il faut des lentilles semi-rigides adaptées à une cornée ainsi déformée. Lorsque la correction devient insuffisante, voire insupportable, il faut recourir à la chirurgie.

La greffe de cornée, bien que toujours pratiquée, a cessé d’être le seul recours chirurgical. Pris à temps, un kératocône peut parfaitement se soigner par différentes nouvelles techniques. Ainsi, le cross-linking – dépôt de riboflavine – peut stopper un kératocône détecté précocement.

La technique des anneaux intra-cornéens destinés à régulariser la courbure de la cornée centrale, permet ainsi de supprimer ou, le plus souvent, de réduire le besoin de correction. Grâce au laser femtoseconde, cette technique permet de façon simple et parfaitement reproductible, de réaliser les tunnels intra-cornéens qui vont accueillir les segments d’anneaux.

L’intervention qui dure quelques minutes est réalisée sous anesthésie locale par simple instillation de collyre anesthésique immédiatement avant l’acte chirurgical.

La conjonctivite: Tout comprendre

Yeux rouges, « yeux de lapin », dans la plupart des cas, voilà le signe d’une conjonctivite. La conjonctive, c’est le « blanc de l’œil ». C ‘est la couche la plus superficielle de notre œil, mais aussi la couche de surface, celle qui est directement exposée. Très fine et très souple, elle est irriguée par une multitude de vaisseaux. C’est leur dilatation qui donne à l’œil cette rougeur caractéristique. Cette rougeur est la réponse inflammatoire aux agressions extérieures de toute sorte.

Cette rougeur n’apparaît pas seule : elle peut s’accompagner de démangeaisons, de picotements, de brûlures et de sécrétions.

 

Une conjonctivite peut provenir essentiellement de trois origines.

 

Allergique : probablement les plus fréquentes. Celles liées aux acariens ou à la poussière domestique apparaissent toute l’année, mais beaucoup sont saisonnières, en rapport avec la pollénisation. Très perturbantes, elles provoquent de fortes démangeaisons et génèrent parfois des follicules gênants sous la paupière. Traitées par des collyres antiallergiques, elles ne cessent vraiment que si on a pu identifier et évacuer l’allergène qui les a provoquées.

 

Bactériennes : elles génèrent d’importantes sécrétions qui peuvent coller les paupières le matin. Un collyre antibiotique local les résorbe en une ou deux semaines. Attention : elles sont contagieuses.

 

Virales : provoquées par un virus qui peut venir d’une affection voisine (ORL, telle qu’une rhinopharyngite). Le gonflement oculaire peut être important. Comme toute affection virale, elles ne réagissent pas aux antibiotiques et disparaissent d’elles-mêmes le plus souvent. Elles peuvent rarement évoluer vers une atteinte cornéenne – kérato-conjonctivite virale – que l’on soigne alors à la cortisone.

 

La sécheresse oculaire, cause fréquente de conjonctivite chronique, se traite à l’aide de larmes de supplémentation, en gel ou de collyre.